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25.10.2011 - 25.11.2011

« Dimitar Kirov – DIKIRO et sa bohème française»

 

«  Pour moi, le peintre est comme le moine dans sa cellule. Si, toutefois, le moine s’évertue à vivre au-dedans de lui-même seul avec Dieu, l’artiste vit dans sa cellule spirituelle, seul, mais jamais esseulé. »


Dimitar Kirov-DiKiro « Regarde mon œil – autoportrait

 

Dimitar KIROV, connu sous son nom d’artiste DiKiro, est né le 20 mai 1935 à Istanbul. En 1959, il finit ses études à l’Académie de Beaux-Arts de Sofia. Son art de peindre se réfère aux représentants émérites de l’école de Plovdiv des années soixante du XXème siècle, comme Gueorgi Bojilov-Slona, Entcho Pironkov, Yoan Leviev. D’après les critiques, c’est une période dense en styles novateurs et en idées fort réfutées de l’art pictural bulgare. Dans l’œuvre de DiKiro, on peut distinguer, d’une manière patente, quelques thèmes particulièrement expressifs - « les icônes brûlées », « musique et ballet » ainsi que l’intercalation des couches ethniques et culturelles, et des notoriétés. Dans les plus beaux tableaux du peintre sont représentées ses villes de prédilection – Plovdiv, Istanbul et Paris. Honoré de plusieurs prix nationaux et internationaux ainsi que de la décoration honorifique française – Chevalier de l’ordre de la Légion d’Honneur, DiKiro disparaît en 2008. Ses tableaux sont présents dans nombre de musées comme le Musée du Vatican, le Musée de l’Ermitage en Russie, le Musée du Château de Fukuyama, le Musée d’Art contemporain à Munich, et de collections privées en France.
« …Il est impossible de se tromper de la maison, située au pied de la colline du vieux Plovdiv, de Dimitar et Roussaliya Kirov. Enceinte d’une clôture de mosaïques et de tableaux – preuve incontestable, même pour les inconnus, qu’il s’agit de la demeure du peintre. Construite à la fin du XXème siècle, elle est en parfaite harmonie avec le style du vieux Plovdiv. Dimitar Kirov, avec son éternel cigare, nous accueille à la véranda, où, au milieu des tas de tableaux, on peut difficilement trouver une place libre. Il suffit d’un regard fugitif sur ses tableaux pour s’en apercevoir, que la vraie muse dans l’œuvre du peintre est sa femme, Roussaliya, danseuse de ballet et descendante de la famille de Vladimir Dimitrov – Maystora.
Dimitar Kirov nous confie le récit des trois villes liées à sa vie :
Istanbul. « Mes liens avec Istanbul sont tout à fait naturels, car j’y suis né. L’histoire de ma famille est très intéressante. Mon père, de qui, à part l’art, j’ai également hérité d’une vigne dans le village de Makovo, quitte la Bulgarie à l’âge de 17 ans pour aller chercher du travail à Buenos Air. Deux ans plus tard, il entreprend le voyage de retour en Europe, mais faute d’argent, embarque illégalement sur le bateau à destination de l’Italie. Le deuxième jour, se dénonçant au capitaine, il est soumis à des corvées pour payer son voyage. Après avoir étudié la sculpture en Italie, il s’installe à Istanbul où il rencontre ma mère et l’épouse. A la fin des années 30, ma famille quitte Istanbul pour revenir à Plovdiv. Ma mère n’a pu revoir Istanbul qu’en 1965. Nous y allons chaque année avec ma femme. Istanbul est une ville incroyable qui m’a toujours inspiré.
Paris. Je connais toute la France où chaque année nous nous y rendons. Avant nous descendions dans le Midi, mais ces dernières années nous ne nous arrêtons qu’à Paris. A Paris, depuis 1980, nous descendons dans le même hôtel. J’ai également deux restaurants préférés dans le quartier de Montparnasse, dont les propriétaires m’ont acheté des tableaux. Le premier est Sélect – endroit emblématique des écrivains de Paris, le deuxième est La Rotonde – endroit préféré pour de nombreux peintres.
Plovdiv. Nous étions très proches de Georgui Bojilov-Slona. Nous étions ensemble étant jeunes, nous étions aussi ensemble au cours de ses derniers jours, juste avant le jour fatal de sa disparition dans un accident de voiture. Nous étions ensemble à l’Académie de Beaux-Arts , puis nous sommes revenus à Plovdiv. Il y a quelques années, nous nous rendions dans la taverne « Plovdiv », située à l’entrée du vieux Plovdiv. Bien qu’elle fût ma préférée, après la disparition de Slona, j’ai arrêté de la fréquenter.
Depuis un certain temps, je ne m’intéresse qu’à la peinture. Je n’ai jamais eu une période aussi intense en peinture. Hier encore j’ai commandé 25 cadres, quoique j’en aie 80 dans mon atelier. Je dessine chaque matin de 6 heures à 11 heures, l’après-midi, lorsque je rentre de la promenade sur la rue centrale, je m’assois face à mes tableaux et j’apporte des corrections. Tous les jours, de 11heures à 13 heures, je vais dans un restaurant de la rue centrale, situé en face du cinéma « Balkan ». En ces deux heures, peut-être verrais-je des visages connus, dans cette rue Centrale qui m’est étrangère. Et pourtant, j’y reste, car c’est l’endroit le plus animé de la ville. J’ai l’habitude d’y aller et m’assoir toujours à la même table, lorsqu’elle n’est pas réservée. Et si, avant, il fallait deux heures pour aller de la rue « Ekzarh Yossif » à la Poste, aujourd’hui cela ne prendra que 5 minutes. Puisque à chaque pas on croisait des connaissances et on s’attardait à discuter. On peut dire que maintenant je suis un solitaire dans la rue centrale … » Extraits de l’interview avec Dimitar Kirov, 2007

 

 

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