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24.09.2011 - 23.10.2011

La Galerie Nationale d’Art présente à l’Institut Culturel Bulgare à Paris

Exposition

« VLADIMIR DIMITROV – MAYSTORA (DIT – LE MAÎTRE). VOYAGE DE ROME À TZARIGRAD (ISTANBUL) »

Aquarelles et peintures du fonds de la Galerie Nationale

Vladimir Dimitrov-Maystora « Rome. Le Forum. » 1923. Aquarelle, papier

 

Vladimir Dimitrov – Maystora (dit- le Maître) est un peintre éminent bulgare, un grand nom dans la peinture bulgare de la première moitié du XXème siècle. Ses portraits et compositions possèdent une expressivité des couleurs, une ligne aux attraits idéalistes et une forte expression symbolique.

S’inclinant devant la modestie de son talent charismatique, on le désigne comme le peintre bulgare le plus typique. Dans ses images de jeunes filles, de moissonneuses et de madones bulgares, dans des pavots et des pommes, on recherche le portrait « en miniature » de la Bulgarie. Dans la vie de Maystora, il n’y a pas plus grande passion que la peinture. Pour lui, l’œuvre picturale doit refléter la vie éternelle et, c’est ce qui devient le leitmotiv de chacune de ses pensées ainsi que la fin de ses réflexions philosophiques sur l’art. Ses habitudes, sa manière d’être, ses désirs, son patois rude de la région de Kustendil, sa manière de s’habiller et son allure, sa réponse concise et claire à chaque question qu’on lui pose, son amour pour les chants populaires …

Le 1er février 1882, dans le village Frolosh (district de Kustendil), naît Vladimir Dimitrov, surnommé plus tard – Maystora. Depuis l’âge de 14 ans, il doit gagner sa vie. D’abord, le futur artiste travaille comme peintre en bâtiments, ensuite, grâce à son habileté en calligraphie, il a la chance d’être nommé greffier au tribunal de grande instance. Pendant son temps libre, Maystora fait des croquis des autres greffiers, des avocats, des accusés, peint aussi des paysages des alentours de la ville. Son talent ne restant pas inaperçu, en 1903, sa première exposition est inaugurée à l’école pédagogique de Kustendil. Ainsi, ses concitoyens rajoutent-ils des sommes d’argent, collectées de bonne grâce, aux gains des ventes de ses tableaux afin de concourir à son départ pour Sofia, où il s’inscrit à l’Ecole des Arts Industriels.

Dès sa période estudiantine, Vladimir Dimitrov crée des œuvres d’art complètement achevées, d’où son surnom – Maystora (le Maître). Sa personnalité de peintre se construit sous la forte influence des opinions philosophiques de Tolstoï, lesquelles sont fondamentales dans sa prise de position morale et par rapport à la guerre. Lors de la Guerre des Balkans et de la Première Guerre Mondiale, Maystora est mobilisé comme peintre militaire dans la division de « Rila » de l’armée de campagne bulgare. Dans une série de tableaux, il dépeint la vie au front, montrant uniquement les moments des marches épuisantes et des trêves où l’on se laisse envahir par le mal de son foyer et sa patrie. Après la période des guerres, Maystora se consacre entièrement à l’art et s’affirme comme un peintre par excellence, rejetant l’académisme dans l’art pictural. Il se range parmi les représentants les plus remarquables de la société « Art autochtone », créée en 1919, où les artistes, se rapprochant par l’idée de l’invention de l’art autochtone dans tous les domaines de la création artistique, s’unissent au désir de pénétrer l’âme et les émois du bulgare ordinaire, affligé par les guerres et la pauvreté.

En 1922, Maystora inaugure sa première exposition au Tsarski manège, laquelle devient aussitôt un événement culturel de Sofia. Grâce à l’argent collecté, il s’installe en Italie où, pour vivre, d’abord, il fait des portraits des employés de la légation bulgare, ensuite, peint Rome et en mars 1923 expose 21 de ses dessins à l’exposition des peintres de Rome où il rencontre pour la première fois le mécénat américain John Crane, lequel propose de négocier 40 000 livres contre les tableaux que Maystora dessinerait au cours des 4 années à venir. Le mécénat finance également les trois voyages du peintre – aux Etats-Unis, à Istanbul et en Italie.

Obtenant environs 80 tableaux du peintre, en 1931, John Crane rompt la négociation. Vladimir Dimitrov – Maystora (dit- le Maître) travaille presque 27 ans (1924 – 1951) dans son pays natal de Kustendil, dans le village Shishkovtsi. Il peint la vie, les coutumes et les fêtes rurales, recherche les traits caractéristiques de l’archétype national bulgare et les rapports entre l’homme et la nature. Ainsi naissent ses tableaux- Jeunes filles, Jeunes filles et sœurs du village Divlya, de Radomir, La fête des rameaux, Famille, Môme du district de Kustendil, Moissonneuse, Jeune fille aux pommes, Moissonneuse du village Shishkovtsi, Le déjeuner des moissonneurs, Creuseurs, Jeune paysanne aux pavots …

Vladimir Dimitrov – Maystora (dit – le Maître) disparaît le 24 septembre 1960.

Memento sur l’exposition

« Vladimir Dimitrov – Maystora. Voyage de Rome à Tzarigrad (Istanbul) »

présentée par la Galerie Nationale d’Art à l’Institut Culturel Bulgare de Paris

Il s’agit des œuvres du peintre, sélectionnées dans la collection fastueuse de la Galerie Nationale d’Art, évoquant la plus difficile et riche en investigations période de sa vie d’artiste que sont les années vingt du XXème siècle. Entre 1922 et 1927, il voyage en Europe et réside le plus longtemps à Rome et à Istanbul. Le côtoiement avec les cultures de ces deux métropoles est reproduit dans une série de nombreux dessins et aquarelles, faits à l’encre de Chine et à la plume, possédant leur propre dynamique, stylistique et logique intérieures de développement. Dans ses dessins, Maystora crée des formes et des espaces universels et bien définis, engendrant l’esprit de la Rome antique, ou bien nous entraînant dans le conglomérat d’Istanbul oriental aux motifs réitérés – Le Bosphore, des mosquées, des imams, des mères voilées en noir avec leurs enfants dans les bras. Les fractions de rouge et de bleu saturés, les accents forts dans les couleurs orange marquent sa gamme d’Istanbul. Les dessins et les aquarelles de Vladimir Dimitrov – Maystora aux thèmes de Rome et d’Istanbul ne constituent pas seulement une étape de sa biographie de peintre, mais aussi des impressions et des messages, des investigations d’artiste et des suggestions esthétiques d’une « revisite » bulgare des deux civilisations.

 


La Galerie Nationale d’Art

http://www.nationalartgallerybg.org

La Galerie Nationale d’Art est la plus grande et remarquable galerie d’art en Bulgarie. Située dans les salles du palais du tsar à Sofia, ses collections font partie du patrimoine culturel et historique et de la mémoire historique bulgares. Ses fondements ont été posés en 1892 avec l’inauguration du département d’art auprès du Musée National d’Archéologie. En 1948, la Galerie Nationale D’Art devient une institution indépendante à part entière.

Ses collections d’art bulgare, de la période de la Libération de la Bulgarie jusqu’aux années 90 du XXème siècle, comprennent plus de 30 000 œuvres d’art – peintures de chevalet, graphiques et sculptures. Les chefs-d’œuvre des grands maîtres de la peinture bulgare sont représentés dans la plus grande intégralité. La collection de graphiques prime par son opulence. Les plus grands succès des plasticiens bulgares du XXème siècle sont inclus dans la collection du musée.


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