« Atanas Neykov – Nayo –un retour attendu »


Exposition rétrospective 10 janvier2012/8 février 2012

 



 

L'exposition rétrospective d'Atanas Neykov – Nayo nous fait découvrir la culture, l'intelligence et les multiples talents d'un artiste mû par la pureté du dessin et les couleurs de l'expression graphique, par la mode et l'organisation de l'espace des musées. Un artiste qui a impressionné par son aristocratisme prononcé, par sa délicatesse intérieure, par l'intérêt qu'il manifestait envers son entourage, mais aussi par le chaos créatif des son atelier où trônait la solidité éthérée d'une chaise de verre. Atanas Neykov était imbu de créativité et il avait le don de transformer les simples objets de l'art appliqué en véritables œuvres d'art.

 

Il est né en 1924 à Sofia. En 1948 termine ses études à l'Académie des Beaux-arts, dans les sections «Arts décoratifs» et «Peinture». Il travaille dans le domaine de la peinture, du dessin, des illustrations et l'aménagement d'espaces. Neykov a été Directeur de la Galerie d'art de la ville de Sofia et de la Galerie nationale d'Art étranger. Ses œuvres font partie des fonds de nombreuses galeries en Bulgarie, de la Bibliothèque du Congrès de Washington, la Galerie d'Art moderne de Bologne, de collections privées.

Atanas Neykov sur lui-même : … «Ma jeunesse était liée à Picasso et Matisse. C'était comme si les toiles de ces grands maîtres reflétaient la révolution. L'art ne peut exister sans la liberté. L'art se fait dans la liberté, dans les pensées, les sentiments, dans le frôlement même de la toile par la main de l'artiste. Les peintres sont les Don Quichotte de l'art et de la culture. Il leur est impossible de vivre sans peindre. Ils ne peuvent résister à la force, au besoin de toucher la toile, la feuille et de faire de cet espace vide une création qui exprime les vérités de l'artiste.

Sur les rêves: Il est difficile de juger et noter ce qu'on fait. On est bien à l'instant où l'on travaille. Ce qui est important c'est d'être franc et honnête dans ce qu'on fait et ne pas se mentir à soi-même. La réalisation de l'homme par l'art et un besoin spirituel. Je ne pense pas m'être trompé, parce que je n'ai jamais visé la grandeur. On m'a posé un jour la question suivante: « Qui es-tu? » J'ai répondu : « Je suis un simple fantassin dans la culture de notre pays».

Sur la famille : Le rôle de la famille de l'artiste est très important, parce qu'il y a des choses qui ne peuvent être formées qu'en famille: les valeurs, l'éthique, la morale. Quand on observe de près l'homme qui est l'académicien et le peintre Detchko Ouzounov et qui en plus est mon oncle qui a toujours été à mes côtés, depuis mon enfance, les échelles sont différentes. Et malgré tout, nous - ses neveux, nous avons eu la mauvaise idée de devenir peintres. Ce n'est pas facile d'être un parent de Detchko Ouzounov. Il y a toujours des comparaisons impossibles.

Sur les artistes peintres bulgares: Les peintres bulgares ont toujours porté l'esprit européen. La Renaissance bulgare est particulièrement proche de la culture en Europe. Dans les années 30, l'art bulgare, et la peinture en particulier sont en conformité avec ce qui se passe en Europe, avec l'école de Paris, avec l'expressionnisme allemand. Nos grands peintres comme Kiril Tsonev, Bentcho Obrechkov, Sirak Skitnik, étaient de ceux qui vivaient par la culture, par la nouvelle vision de l'art contemporain. Je pense que les intellectuels bulgares ont leur place partout en Europe. Tout comme les peintres bulgares. Notre art a toujours été contemporain à ce qui se passait à Paris et Rome, surtout dans les années 30. Mais les artistes bulgares ont toujours été méconnus. Pendant les 50 dernières années, nous avons été isolés de la culture européenne. Aujourd'hui je suis fasciné par le grand professionnalisme et la création de nos jeunes peintres. Mais certains d'entre eux cèdent à la superficialité. Je suis même légèrement effrayé par l'intérêt des jeunes peintres envers les installations, un intérêt envers un art ancien - c'est de la scénographie. Mais les scénographes s'appuient sur les textes de Boulgakov ou de Shakespeare, alors que chez nous ils n'ont que les critiques d'art. »

 

 

CONCERT, LE MARDI 14 FEVRIER A 19H30

 

SAINT VALENTIN par VERA NIKOLOVA - mezzo soprano et OLIVIER DAURIAT - piano

 

Au Programme: Amour…. en Allemand : R. Schumann – «Widmung » ; « Er, der herrlichste von Allen».J. Brahms - «Dein blaues Auge». Amour ….en Russe: P.I. Tchaikovsky – « Après le bal » ; « Si j’avais su ». Amour ….en Français: R. Hahn – « A Chloris »,H. Duparc – « Chanson triste », F. Poulenc – « Les chemins de l’amour », J. Offenbach - « Tu n’es pas beau » - extrait de « La Périchole ». Amour ….en Italien: P. Tosti – «Tristezza»; « Malia». Amour ….en Anglais: G. Gershwin – «The man I love», L. Bernstein - «Somewhere» - extrait de « West side story », L. Webber - «Memory», F. Loewe - «I could have danced» - extrait de « My fair Lady », Amour …en Bulgare: D. Christov -« Milke, le mila»; «Luda mladost».

 

 

 

Vera NIKOLOVA est née à Sofia. Elle fait ses études musicales en Italie, où obtient ses premiers prix de piano et de chant au Conservatoire National de Venise. Elle étudie à l’Accademia Chigiana de Siena avec Giorgio Favaretto, à Milan avec Rodolfo Celletti et se perfectionne avec Tito Gobbi et Elisabeth Schwarzkopf. Installée à Paris,  Vera travaille avec Gérard Souzay et Régine Crespin. Elle commence sa carrière avec Juditha Triumphans de Vivaldi (Teatro Olimpico de Vicenza) et Didon et Enée de Purcell (Teatro Nuovo de Vérone). Vera chante les plus grands oratorios baroques en Italie, en France, en Allemagne, en Belgique et en Grande-Bretagne. Au festival de Saint-Riquier elle interprète la Petite messe solennelle de Rossini, en tournée en Europe et au Festival des Flandres le Requiem de Verdi, à Anvers le Stabat Mater de Dvorak, à Paris la Cantate Alexander Newsky de Prokofiev. A l’opéra, Vera interprète les rôles de Mozart (Giuditta, Cherubino, Dorabella, Marcellina) et de Rossini (Rosine, Cenerentola, Isabella), son répertoire s’étendant également au grand répertoire dramatique de mezzo soprano (Charlotte, Carmen, Dalila, Santuzza, Azucena, la Princesse de Bouillon et Sieglinde, ). En France elle chante aux festivals, à Paris à la Salle Gaveau, aux Etats-Unis à Los Angeles et à Seattle, avec le Northwest Chamber Orchestra, au Canada à l’Université McGill de Montréal, à Toronto et Ottawa, en Algérie au Théâtre National d’ Alger et au théâtre d’Oran, en Bulgarie, à Sofia, elle chante à l’Opéra, à la Salle Bulgaria, et dans les grands festivals. Sa prédisposition naturelle pour la musique de chambre l’amène à cultiver un grand répertoire des classiques allemands, français, italiens et russes. La télévision nationale bulgare lui a consacré un film-reportage de la série « Pas de nostalgie » dédiée aux artistes bulgares résidant à l’étranger. Elle a également enregistré pour R.A.I., pour les chaînes de télévision privées bulgares, pour Arte et pour Radio Classic King FM aux U.S.A. Son dernier CD est dédié aux mélodies de Tchaikovsky, Mussorgsky et Rachmaninov.

 

 

 

Après un prix d'honneur en clarinette au conservatoire de Versailles (classe d'André Boutard) et un premier prix de piano au conservatoire de Boulogne-Billancourt (classe de Marie-Paule Siruguet), Olivier DAURIAT se perfectionne au C.N.S.M.D. de Paris où il obtient des prix d'harmonie, contrepoint, fugue, analyse et accompagnement vocal. Il a mené depuis une recherche pianistique approfondie sous la direction de Colette Zerah. Engagé comme pianiste accompagnateur au C.N.S.M.D.P. pour les classes de chant de Rachel Yakar, puis Peggy Bouveret, puis comme professeur-assistant dans la classe de formation musicale pour les étudiants chanteurs (professeur Claude Lavoix), il y est aujourd'hui professeur-associé dans le Département des disciplines instrumentales (piano complémentaire). Il est également professeur-accompagnateur au Conservatoire à Rayonnement Départemental du Val-Maubuée, où il développe une classe de lecture à vue pour les pianistes.

Avec la mezzo-soprano Vera Nikolova, Olivier Dauriat est intervenu pendant plusieurs années à l'Académie Nationale de Musique de Sofia, où les étudiants chanteurs ont pu bénéficier de leurs conseils quant à l'interprétation du répertoire lyrique français. Très attaché à explorer toutes les facettes de son métier, Olivier Dauriat a le plaisir de poursuivre des partenariats très divers: en musique de chambre vocale et instrumentale (avec des artistes tels que le baryton Christophe Gautier, le contre-ténor Duy-Thông Nguyen ou le clarinettiste Dominique Vidal), avec le chœur Variatio, ou encore avec l'association EMUNA, pour laquelle il réalise de nombreux arrangements et transcriptions. Sa recherche pianistique le conduit également à se produire en soliste, parcourant divers types de répertoires (« Trois petites liturgies » de Messiaen, dir. Jean- Walter Audoli, création en concert de « Noir » de Denis Dufour, pour piano et acousmonium...)

 


Le mardi, 28 Février 2012, 19h30

 

« FORGERONS DE L’HISTOIRE BULGARE »

Soirée littéraire, consacrée à la Fête nationale de Bulgarie

Avec la participation de S.E.M. Marin RAYKOV, Ambassadeur de Bulgarie en France et

les auteurs du livre Mme Dimitrina ASLANIAN et M. Raffi ASLANIAN


« Forgerons de l’histoire bulgare » Edition – Trimontium, 2011.

On n’imagine pas l’Éveil national qui restaure la mémoire du passé lointain bulgare sans les visionnaires et les guides du mouvement de libération – des penseurs, des organisateurs, des meneurs et des écrivains. À partir de 1878, L’État bulgare renait de ses cendres et construit ses structures nationales et locales dans un environnement intérieur et extérieur très tendu. La Bulgarie forge son histoire à travers les progrès de ses habitants, de son économie et de sa culture, mais elle subit aussi des catastrophes nationales. Des dirigeants de visions diverses, dont plusieurs sont décrits dans ce livre, animés par la passion de la patrie, servent leur peuple et s’appliquent à défendre les intérêts du pays au niveau international. La narration est menée dans ce contexte balkanique et européen. Trois essais sont consacrés à deux Français et un Américain qui ont dédié une bonne partie de leur vie au bien de la Bulgarie.


 

Formée à la faculté de Physique et Mathématiques de l’Université de Sofia, Dimitrina ASLANIAN a dirigé la chaire de Physique médicale à l’Université de médecine de Plovdiv, Bulgarie, où elle donnait les cours magistraux et faisait de la recherche. En France, elle s’est consacrée entièrement à la recherche dans le Laboratoire de Physique du Solide de l’Université Pierre et Marie Curie fondé par le professeur Minko Balkanski. Elle y a constitué une section de biophysique et ses contributions scientifiques principales portèrent sur les mécanismes de transmission des impulsions nerveuses dans le système nerveux périphérique. Passionnée d’histoire, elle fut amenée depuis sa retraite à l’idée de décrire le passé et le présent de la Bulgarie pour répondre à l’intérêt des Bulgares établis en France et des lecteurs francophones. Son livre « Histoire de la Bulgarie de l’Antiquité à nos jours » a eu deux éditions françaises et une édition italienne. L’Académie des Sciences bulgare (BAN) distingua Dimitrina Aslanian et son mari avec sa médaille Marin Drinov pour leurs mérites à faire connaître la Bulgarie à l’étranger.

 

 

Ingénieur de la Polytechnique de Sofia, Raffi ASLANIAN a commencé par des recherches qui ont abouti aux brevets sur la technologie de chauffage par ondes électromagnétiques, base des fours à micro-ondes. Ensuite, il a fait partie de l’équipe de BAN qui a conçu le premier ordinateur en Bulgarie et un des premiers calculateurs de bureau en Europe. En France, il participa à une start-up qui concevait l’architecture de systèmes informatiques innovants (1er réseau bancaire en temps réel au monde, centraux téléphoniques et péages d’autoroutes informatisés, logiciels temps réel pour l’industrie et les satellites). Après avoir développé l’implantation de la société dans l’industrie, il fonda avec des collègues une société de conseil et d’ingénierie dans les tout nouveaux domaines de l’électronique et l’informatique embarquées pour les transports (automobile et bus), les réseaux de télécommunications et d’électricité et le maintien à domicile. A sa retraite, il s’est intégré progressivement dans les travaux de son épouse qui contribuent à la connaissance de la Bulgarie en France.

Dimitrina et Raffi Aslanian, avec leur fils de 4 ans, avaient demandé en 1967 le refuge politique en France après un parcours périlleux à travers plusieurs frontières sans papiers

 

 

EXPOSITION 10 FEVRIER 2012 - 8 MARS 2012

«NINA ET ONNIK AU PAYS DES ROSES  »

Exposition de peintures de Nina Koleva-Karanfilian et Onnik Karanfilian

Vernissage – le vendredi 10 février 2012 de 19h30 à 21h00.

Commissaire - Mme Adelina Fileva, directrice de la galerie de la ville de Sofia

 

 

 

 

Les peintres Nina Koleva-Karanfilian et Onnik Karanfilian ont créé l'exposition „Nina et Onnik au pays des roses” dans un esprit d'amour de l'artiste envers l'humain. Leurs tableaux sont un conte exotique dans lequel tous deux ont choisi la rose pour symbole des valeurs et du dialogue entre l'homme et le monde. Dans leurs œuvres la rose représente la fleur antique et magique de l'Univers. Les légendes anciennes louent sa beauté et sa force mystique, elle est contée par les chrétiens, les alchimistes, elle figure dans la poésie courtoise et au temps de la Renaissance …... Il est question de roses dans les tableaux de Nina et Onnik – deux artistes venus d'une contrée nommée Pays des roses.

Le regard pénètre peu à peu les couches des tableaux. Se dévoile alors un récit délicat qui éveille les sens. Un mélange de symboles et d'images, d'époques et d'imagination, de concret et d'altéré. Dans ces tableaux poétiques les éternels protagonistes sont l'expérience humaine, les émotions et leurs conséquences mais aussi la solitude de l'être. Le dessin est élaboré et aérien, Nina et Onnik nous font oublier la notion d'effort et nous laissent pénétrer et percevoir en toute quiétude ces mondes imaginaires. Leur peinture ne se résume pas aux touches délicates du pinceau; elle est aussi un couteau incisif, un dessin puissant aux couleurs intenses qui nous laissent sans souffle. Pour eux deux le monde matériel n'est pas une énigme, c'est plutôt une éventuelle scène d'une deuxième rencontre possible de l'humanité avec cette fleur solitaire qu'est le cœur. Il faut aimer ce monde, et il faut le partager avec les autres en leur donnant une partie de soi. Nina et Onnik ont créé leur propre espace métaphorique et original pour nous rappeler que nous pourrions quitter ce monde sans avoir gouté à l'amour et à la chaleur des relations humaines, sans avoir pénétré le sens des symboles, sans avoir senti le soupir du vent, la vigueur du soleil, la caresse de l'eau, l'éclat des astres, le parfum des fleurs.

Onnik Stepan KARANFILIAN – ONNIK est né en 1963 à Sliven, en Bulgarie – une ville d'histoire qui a joué un rôle important dans la vie sociale, la culture et l'éducation de la Bulgarie. En 1994 Onnik achève ses études de peinture à l'Académie des Beaux-arts de Sofia. Il a remporté de nombreux prix nationaux et internationaux: 1999, Prix de l'art réaliste du docteur Philip Maurer, Vienne, Autriche –biennale du dessin, Varna, Bulgarie. 2001, Deuxième prix d'ex-libris, Acqui Terme, Italie. 2002, Grand prix du dessin petit format, Niś, Serbie et Monténégro. 2004, Prix spécial d'exlibris de la F.I.S.A.E (Fédération internationale des sociétés d'animateurs d'ex-libris), Genève, Suisse. 2006, Diplôme d'honneur de la 2e biennale internationale de dessin RHMD - “Tabula rasa”, Istanbul, Turquie. 2007, Prix spécial au concours international d'ex-libris à Ankara, Turquie. 2008, Diplôme „Albin Brunovski” pour un apport au développement mondial de l'ex-libris au XXXII-e congrès de la F.I.S.A.E à Pékin, Chine. 2008, Premier prix de la IIIe biennale internationale de dessin RHMD à Istanbul, Turquie sur le thème „Le Pont”. 2011, Prix d‘Honneur au IVe concours international du dessin à Istanbul, Turquie.

Nina KOLEVA-KARANFILIAN est née en 1967 à Galitché en Bulgarie. Elle a fait ses études à l'Académie nationale des Beaux-arts dans la filière Textile. Elle participe à de nombreuses expositions en Bulgarie et à l'étranger. Elle a eu plusieurs expositions individuelles, principalement à l'étranger – au Liban, en Allemagne, en Suède. Elle a été la costumière d'une série de spectacles de théâtre dans des pièces de Gogol, Beckett, Jean Anouilh, Tennessee Williams, St. L. Kostov. Elle réalise plusieurs projets de décoration. Des collectionneurs privés de Bruxelles, de Suède, de Turquie, d'Allemagne, du Liban, de France et des Etats-Unis possèdent des œuvres de Nina. Nina et Onnik ont deux enfants, Alain et Noémi, nés en 2000 et en 2003.

 

 

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