Soirée Littéraire Présentation : Krassimir Kavaldjiev

03.07.2009

Soirée Littéraire Présentation : Krassimir Kavaldjiev

 

Ouvrage : Jeunes filles sur la route

Auteur : Tania Boteva Malo

 

 

 

Tania Boteva Malo est née à Sofia en Bulgarie au sein d’une famille francophone. Son père, ancien étudiant de la Sorbonne, l’inscrit dès son plus jeune âge à l’Alliance française et lui transmet son goût pour la littérature. Elle effectue des études de Lettres françaises à l’Université de Sofia et de réalisation à l’INSASS en Belgique. Ecrivain et cinéaste, elle vit aujourd’hui en Belgique où elle se consacre à ses deux passions : l’écriture et le cinéma. Prix et Critiques. Prix RFI-Le Monde pour « Les deux enterrements de la servante de Dieu Todora » et pour « Musique de chambre », Premier prix de la RTBF et de la Libre Belgique, et Grand prix de la Communauté Française de Belgique pour « Les chaussures sales». Amélie Sudrot in Artistikrezo.com « Parmi le flot de livres qui paraissent chaque année, difficile d’y trouver la perle rare. C’est le cas de « Jeunes filles sur la route » qu’on ne referme qu’une fois la dernière phrase absorbée. » Patrick Poivre d’Arvor : «Félicitez (l’auteur) de ma part.»

 

Resumé. Ce recueil vous plongera dans l’univers troublant et sensuel de la vie secrète d’une jeune fille, Katia. Cinq tableaux intimistes, cinq nouvelles intrinsèquement liées, qui se lisent et se relisent sans cesse. Katia sur le chemin de la vie à travers cinq tableaux où se rencontrent la vie, la mort, l’amour… L’histoire d’une jeune femme qui découvre son identité, son «visage » à travers le visage des autres : celui de la jeune mère abandonnée par l’homme qu’elle aime, celui de sa grand-mère morte Todora, celui de l’amant trahis yeux de chien battu ou de l’artiste humilié aux mains magiques, celui de la fille qui accompagne dans la mort sa mère – ayant perdu les traits de son visage - maquillée comme un dernier pied de nez au néant…Qu’est-ce que la Mort ? L’absence de trait sur un visage ? Qu’est-ce que la femme ? La beauté passagère, une « nymphe » dans les nuées, la « salope » qui broie les hommes ? Katia détruit pour mieux comprendre l’amour « la chose la plus insaisissable » qui soit et finit par saisir le vrai sens de la vie. Elle a trouvé sa propre identité en « crucifiant l’Amour » et l’artiste. Devenue à son tour sans visage, elle représente l’Humanité, ce « Judas crucifié », le traître qui a trahi l’Amour. Elle porte en elle, les germes du péché originel, le sang de Caen et d’Eve coule dans ses veines… Dans cette guerre de l’amour, ou guerre des sexes, l’autre est à ce stade une « proie légitime » comme l’oiseau dans la gueule du chat qui médite. Mais, on aperçoit aussi à travers la roue de la vie, l’aile d’un «ange blessé », la main osseuse de la Mort. L’illusion de l’éternité est perdue : «le temps n’est plus élastique », l’Eden, a définitivement disparu. Jeunes filles sur la route est le parcours, d’une jeune femme qui découvre tous les visages de la trahison dont celui d’un régime totalitaire avec des slogans vidés de sens pour l’ « avenir radieux du peuple ». Katia apprend à combattre sa peur de la mort, de la vieillesse et de la solitude. En détruisant l’amour factice (violent, forcé, marchandé ou quémandé) elle nous fait découvrir le véritable amour, celui qui est soufflé par l’au-delà.