LE JARDIN DES ESPERANCES ET LA PORTE D’EN FACE


Le 10 Novembre 18h00 - 20h00

Dans le cadre de la première édition du Festival multidisciplinaire autour de la poésie « Poésir–les cinq sens de l'écriture » qui aura lieu du 7 au 11 novembre dans différents instituts étrangers à Paris, l’Institut culturel bulgare à Paris organise

 

Soirée poétique avec Kristin Dimitrova

 

«LE JARDIN DES ESPERANCES ET LA PORTE D’EN FACE »

Poésie et musique dans « La porte d’en face »

www.poesir.org

Née en 1963, à Sofia, Kristin Dimitrova est journaliste, enseignante, auteur de poésies et de prose, traductrice. Diplômée en philologie anglaise à l’Université de Sofia « St Clément d’Ohrid », elle enseigne au sein du département des « Langues Occidentales » à l’Université de Sofia. En 2004 -2006, elle est rédacteur de l’annexe littéraire « Art Travail ». En 2007-2008, travaille comme journaliste pour le journal « Klassa ». Son nouveau recueil de poèmes « Le jardin des espérances et la porte d’en face » est récemment sorti aux éditions Colibri. Kristin est auteur de nombreux ouvrages de poèmes, des romans, des scénarios de films, des traductions. Elle a remporté cinq prix de poésie, trois prix de prose et un prix de traducteur. Des poèmes et des récits de Kristin Dimitrova sont traduits en anglais, en arabe, en biélorusse, en grec, en hébreux, en islandais, en espagnol, en italien, en chinois, en lituanien, en macédonien, en allemand, en persan, en polonais, en roumain, en russe, en slovène, en serbe, en turc, en hongrois, en français, en hollandais, en tchèque et en suédois. Ayant fait la lecture de ses poèmes en Europe, en Amérique, en Chine, dans les bars, les bibliothèques, sur les bateaux, sur les plateaux de théâtre, dans les cafés, les universités, aux festivals littéraires, dans les ambassades, les châteaux, en plein air, dans les galeries de beaux-arts, au centre d’un manège de chevaux, même au Bain Central de Sofia, Kristin vous invite à la rencontrer et à découvrir sa poésie à l’Institut Culturel Bulgare, le 10 novembre 2012, à 18h. Vous êtes les bienvenus !

Outre son talent d’auteur, Kristin est une personne épanouie, un cas exceptionnel, parmi tant d’autres écrivains, associant harmonieusement les deux talents – créatrice de poésie et de prose vigoureuses et faisant partie de ces êtres humains lesquels aux temps des troubles ne perdent jamais l’espoir.

Kristin parle d’elle-même et de son œuvre :

  • La réponse la plus logique de ce qui influence l’art et le changement du style de l’écrivain serait la prise de connaissance des livres d’autres écrivains. Cependant le temps infléchis les discours des écrivains et n’en garde que ceux qui augurent l’avenir.

  • Je ne peux pas dire ce qu’un ouvrage de poèmes doit contenir pour être vrai. Toutefois, pour moi, il existe deux types de poésie. La première naît du vécu, tandis que la deuxième puise ses sources dans le langage. Je m’inspire de la première.

  • Pour moi, la prose est bonne, lorsque je me rends compte qu’il serait impossible de réitérer et de réécrire d’une meilleure manière le livre en question. Alors, j’éprouve une affliction enfiévrée qui emplit tout ce que j’aime.

  • Si l’on revenait quelques années en arrière, je vous dirais que dans ma philosophie de la réussite, la place de la chance est minime. Maintenant, je me rends compte qu’elle occupe une place importante. La chance est quelque chose dont on ne peut rien faire, après avoir pris soin du reste.

Le titre de mon recueil « Le jardin des espérances et la porte d’en face » est le juste milieu entre l’espérance et le retour sur soi-même. Je m’efforce d’atteindre le bonheur à chaque instant de la vie. Si l’avenir me réserve quelque chose de bon, je ne dirai pas non.


La femme céleste

Les yeux de la femme céleste

sont plus grands que des étoiles.

Elle mène le soleil par le bout du nez

et surtout elle garde la clef de la lune.

Cette clef elle la donne parfois, sans qu'on lui demande,

l'homme la prend avec curiosité et dégoût,

la fait tourner sous ses yeux,

avec migraine s'efforce de se rappeler ce qu'il a vu,

de se comprendre, de se conserver lui-même,

il tente d'offrir son âme, n'y parvient pas du premier coup

au moment où il entre une seconde fois

la clef se révèle fausse. Traduction Marie Vrinat